Nous avons encore parlé quelques minutes. Ce n’était pas une réconciliation. Ce n’était pas une fin chaleureuse. C’était une reconnaissance, simple et pesante.
Après avoir raccroché, j’ai contemplé mon salon. Des photos de mes déploiements. Mon uniforme de cérémonie suspendu dans le placard. Un drapeau américain plié dans un cadre vitrine. Témoignages d’une vie consacrée au service, au sacrifice et à une défense personnelle chèrement acquise.
Ce soir-là, je me suis assis sur la terrasse arrière et j’ai regardé les étoiles apparaître une à une. Les mêmes étoiles que j’avais vues depuis Okinawa, lors de déploiements dans le désert, depuis les champs de tir d’entraînement à travers le monde.