Pendant des années, Flavie Flament a dû compartimenter sa mémoire. D’un côté, la brillante carrière, la vie de femme et de mère. De l’autre, cette boîte noire enfouie au plus profond de son être, contenant les souvenirs inavouables de sa jeunesse. Le pacte de silence tacite imposé par la famille toxique est une prison invisible dont les barreaux sont faits de culpabilité et de peur du scandale.
Rompre ce silence est un acte d’un courage inouï. Cela signifie affronter non seulement ses propres démons, mais aussi l’incrédulité, parfois le jugement, et surtout, acter la rupture définitive avec l’image idéalisée (même faussement) de la famille. Pour Flavie Flament, la libération de la parole a été un long chemin de croix. C’est un processus douloureux, marqué par la nécessité de déconstruire le récit que sa mère lui avait imposé pour enfin s’approprier sa propre vérité.