“Quand je regarde ma fille de 5 ans, je me dis qu’à cet âge-là…”
Une nouvelle d’autant plus difficile à encaisser pour la jeune femme, qui est aujourd’hui maman d’une petite fille âgée de 5 ans. “Quand je la regarde, je me dis qu’à cet âge-là, il a commencé à faire ça. Ce n’est pas possible“, a-t-elle ainsi confié à nos confrères de M6, exprimant son désarroi, tandis que pour elle, il est impossible que Roland Blaudry ait changé : “Pourquoi il s’arrêterait ?“. D’après le courrier de la juge d’application des peines, “la dangerosité de l’intéressé a été réduite par le travail effectué en détention”, tandis qu’il fera l’objet d’un suivi “particulièrement renforcé”. D’après nos confrères de M6, il n’a d’ailleurs pas prévu de demeurer à Rennes.
Qu’est-ce que la “confusion des peines”, dont a bénéficié Roland Blaudry ?
Une “maigre compensation” pour Karine Jambu, qui avait appris en novembre 2025 la demande de son agresseur à sortir de prison, et ce, après avoir purgé non pas 8 ans, mais 21 ans de prison. En effet, Roland Blaudry a profité du principe de “confusion des peines”. Ainsi, lorsqu’il a été condamné en 2018 à 30 ans de réclusion criminelle, avec une période de sûreté de 20 ans, le septuagénaire était déjà incarcéré depuis 13 ans après avoir été condamné en 2007 à dix-huit ans de réclusion pour des viols commis sur sa fille. S’applique alors la “confusion des peines” : au lieu de cumuler les deux peines, la plus longue “absorbe” la plus courte.
Roland Blaudry a donc déposé une demande de libération après sa période de sûreté. “C’est elle qu’on condamne à nouveau. C’est comme si on remettait la victime en prison“, a quant à elle déploré Laurence Brunet-Jambu, la tante de Karine et son principal soutien auprès de 20 Minutes. Pour elle, l’agresseur de sa nièce est “un violeur multirécidiviste qui a déjà fait plusieurs victimes” et qui “était censé être en soins” lorsqu’il a violé Karine. “Il n’a jamais écrit, jamais demandé pardon. C’est dégueulasse“, a-t-elle conclu.