Affaire Patrick Bruel : les Enfoirés divisés entre soutien et prudence
Invitée de l’émission Culture Médias sur Europe 1 le 28 mai dernier, Zazie s’est notamment exprimée avec franchise sur cette affaire. La chanteuse de 62 ans a rappelé qu’elle n’avait jamais été témoin des faits décrits dans les différents témoignages. « Le grand séducteur, le dragueur, ce n’est pas un scoop », a-t-elle déclaré. Et d’ajouter : « Si j’avais vu le tiers du quart de ce qui est décrit par ces femmes, je vous en parlerais parce que ça ne passerait pas. » Pour autant, l’interprète de Rue de la Paix estime que le nombre de témoignages mérite d’être pris au sérieux. « Quand il y a 2, puis 15, puis 30 femmes, il n’y a pas de fumée sans feu », a-t-elle poursuivi, tout en appelant à faire toute la lumière sur les accusations portées contre l’artiste. D’autres proches de Patrick Bruel évoquent un homme profondément affecté par la situation. Pascal Obispo aurait ainsi confié voir un artiste « très abîmé » par cette affaire, mais déterminé à faire valoir sa version des faits.
De son côté, le chanteur continue de contester catégoriquement l’ensemble des accusations formulées à son encontre. Selon plusieurs médias, il affirme à ses proches que les plaintes déposées sont sans fondement et assure qu’il sera finalement blanchi par la justice. Dans un message adressé à ses collaborateurs et relayé par RTL, Patrick Bruel a expliqué les raisons de son retrait temporaire des Enfoirés : « Compte tenu des circonstances, j’ai décidé de ne mettre aucune ni aucun d’entre vous dans un quelconque embarras », a-t-il écrit. L’artiste de 67 ans a également exprimé son souhait de retrouver un jour la troupe des Restos du Cœur, une fois que la justice aura, selon ses termes, « prouvé [son] innocence ». En attendant l’évolution des procédures en cours, les conséquences médiatiques apparaissent déjà considérables. D’après Paris Match, Patrick Bruel, toujours à l’affiche de la pièce Deuxième partie à Paris, se montrerait particulièrement pessimiste quant à son avenir, au point de se considérer « mort professionnellement ».