Un fœtus mort dans son ventre
L’histoire a commencé il y a quelques années dans un camp de réfugiés en Tanzanie. La femme qui avait déjà eu huit grossesses, dont trois enfants morts nés, était une nouvelle fois tombée enceinte. Au bout de sept mois de grossesse, et lors d’une visite au camp, les médecins lui ont annoncé une terrible nouvelle. Son fœtus était en effet mort. Les médecins lui avaient alors demandé de rentrer chez elle afin de l’expulser naturellement. En revenant quelques jours plus tard, les docteurs l’ont accusée d’avoir pris de la drogue pour vouloir tuer son bébé. Cette dernière avait donc perdu confiance dans les médecins. Neuf ans plus tard, elle a déménagé aux États-Unis.
La femme ne voulait pas se faire opérer
Quand elle est partie aux urgences, les médecins ont donc trouvé le fœtus mort dans son ventre. Ils lui ont dit qu’elle devait se faire opérer en urgence et se le faire retirer. Elle a alors été orientée vers un service d’oncologie gynécologique en raison d’une obstruction intestinale. La patiente a toutefois refusé toutes les interventions proposées. Malheureusement, la congolaise est décédée quelques mois plus tard. « Malheureusement, elle est décédée 14 mois après sa réinstallation d’une malnutrition sévère, dans un contexte d’occlusion intestinale récurrente et de peur persistante de se faire soigner », a écrit un journaliste de la revue scientifique BMC Women’s Health.
Des cas extrêmement rares
La présence d’un lithopédion dans un corps est néanmoins très rare. On parle d’un pourcentage de 0,00045 % dans toutes les grossesses recensées dans le monde. En France, le premier cas a été détecté en 1582. Il n’y a eu depuis que 300 cas recensés de lithopédions en France. Malheureusement, ce sont les pays avec des moyens médicaux encore pas assez développés dans lesquels on trouve ce genre de grossesses très rares. Les personnes ont également moins d’accès aux soins que certains pays.